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18 mai 2009

Tour du golfe St-Laurent - Équipement photo

Ce tour à vélo était un tour photo. La photographie occupe toujours une place importante dans mes voyages à vélo, mais j'ai aussi de la difficulté à marrier les deux, que ce soit au niveau du transport de l'équipment ou simplement arrêter pour faire un cliché. Pour ce voyage, j'ai changé ma manière de transporter l'équipment et me suis juré de ne pas continuer mon chemin devant une "photo op".

L'équipement:
  • Nikon D80 + 2 batteries (+ chargeur)
  • Poigné verticale + piles AA - Jamais utilisé mais mon pire cauchemar était de manquer une shot à cause d'une batterie à plat. Une troisième ou quatrième batterie aurait fait l'affaire.
  • Cartes mémoire SD - 5 cartes totalisant 14Go, transportées dans une capsule de film.
  • Télécommande infrarouge ML-L3
  • Télécommande filaire MC-DC1
  • Nikkor 12-24 + filtre UV
  • Nikkor 18-70
  • Nikkor 70-300 VR
  • Polarisant 67mm (pour 18-70 et 70-300)
  • Trépied Feisol CT-3441B
  • Rotule Feisol CB-30C
  • Sac Lowepro Orion Trekker
  • Lecteur de carte SD Optex, acheté en route pour télécharger les photos à partir d'ordinateurs publiques.
Boîtier
J'ai hésité entre les D40x/D60/D80. Ils ont tous le même capteur. Les deux premiers sont moins dispendieux et plus légers mais le D80 est plus performant, s'opère plus facilement, le viseur est beaucoup plus grand (un point important pour moi) et la poignée verticale permet d'utiliser des piles AA. J'aurais aimé un appareil compact comme back-up et pour faire un peu de vidéo mais mes fonds sont limités. Pour les voyages futurs, le nouveau Panasonic GH1 semble intéressant.

Objectifs
Je devais choisir entre le 18-200vr seul ou une combinaison 18-70 et 70-300vr. La premiere option aurait été plus légère et compact, en plus de réduire les changements d'objectifs, mais 200mm est beaucoup trop court pour la faune. La décision s'est prise facilement en voyant que le 18-200 seul était plus cher que l'ensemble 18-70 et 70-300. Côté grand-angle, j'ai regardé du côté du Sigma 10-20 jusqu'à ce que je trouve un Nikkor 12-24/4 usagé à prix raisonnable.

Trépied Feisol 3441
Probablement l'achat le plus "futile" pour certains, mais le plus significatif à mes yeux. Le poids de ce trépied en fibre de carbone et la rotule fait à peine 2 livres (un kilo), une nette amélioration comparée à mon ancien Manfrotto 719b de 4.5 livres. Le design du Feisol est aussi supérieur. La colonne téléscopique est ridiculement longue et empêche la prise de photo à ras le sol. On peut la remplacer par une colonne courte en option. Les deux types de colonnes ont un crochet amovible pour ajouter du lest sous le trépied. Les pattes sont indépendantes avec crans d'arrêt aux angles 25, 50 et 75° dont le mécanisme est semblable à celui de Manfrotto et plus facile à manipuler que Gitzo. Les pattes peuvent aussi être repliées à 180° pour un transport encore plus compact mais la rotule empêche les pattes de bien se refermer. Les pattes se serrent par rotation des joints et n'est pas pourvu de l'anti-rotation. Autrement dit, si vous serrer un joint et qu'un autre joint est mal serré, il se peut que vous tourniez dans le vide. Il suffit de trouver le bon ordre pour serrer les joints.

Malgré son poids plume pouvant donner un impression de fragilité, le 3441 est bien construit. En fait, je suis surpris de sa solidité par rapport au poids. Je n'ai eu aucun problème majeur sinon la perte des trois embouts de caoutchouc, révélant le filetage pour les embouts en pointe. J'ai fait mention de la perte lorsque j'ai contacté Feisol concernant la rotule (voir ci-dessous) et il m'en ont envoyé trois autres gratuitement. Je suis très satisfait du trépied. Un autre modèle que j'avais regardé est le Slik 614.

Rotule 30CB
La rotule est disponible avec deux types d'attache rapide. La version "Arca-Swiss" est recommendé. Le système est doté d'un bouton de sûreté qui m'a été utile à quelques reprises. Les vis de la plaque et de la rotule sont identiques alors il est facile de confondre l'une avec l'autre. La rotule fait bien le travail pour son poids. Un gros bémol cependant, aucune des vis n'est captive. À cause des vibrations de la route, j'ai rapidement perdu la vis de réglage de tension, ce qui n'est pas vraiment un problème sur une rotule légère, mais plus tard, j'ai aussi perdu la vis sur la plaque d'attache-rapide, rendant tout le trépied complètement inutile. Par miracle, je l'ai retrouvée sur un chemin de gravier de l'île d'Anticosti. À cause de cette fausse note, je suis moins satisfait de la rotule. Le distributeur de Feisol m'a envoyé une nouvelle vis sans frais et sans poser de question. Parmi les autres modèles à considérer sont diverses rotules Giottos et la BH-25 de Really Right Stuff.

Transport
Par le passé, l'équipment photo allait dans un sac de guidon. Il m'est arrivé de transporter le surplus d'équipment dans un sac photo placé sur le porte-bagage arrière. Pour ce voyage, j'ai éliminé le sac de guidon en changeant le porte-bagage avant surbaissé (lowrider) pour un porte-bagage avec plate-forme et en y plaçant le sac photo, un Lowepro Orion Trekker, un sac à dos avec compartiment non-photo. Ce changement place tout l'équipment photo, ainsi que les portefeuille, clés et autres choses importantes dans le même sac, en plus d'enlever du poids sur la roue arrière.


Canada atlantique à vélo - Île-du-Prince-Édouard

Le pont de la confédération est le premier d'une quantité innombrable de sites portant le nom "confédération". L'île nous accueille avec boutiques souvenir, restaurants et information touristique où l'on peut se procurer des cartes routières et de cyclisme gratuites.

Pont de la Confédération

Une piste cyclable de ~270km traverse l'île sur l'axe est-ouest, auquel s'ajoute quelques 190km de sentiers connexes. Je part à la recherche d'un de ces sentiers, passe devant la gigantesque usine à pomme de terre de McCain. Je tombe finalement sur la piste presque par hasard. Pas facile à trouver. La piste est composée de poussière de roche rougâtre typique à l'île. La "pousière" ressemble souvent à du gravier et la vétégation pousse à plusieurs endroits. Si je planifiais parcourir la piste en entier, des pneus de 35mm minimum seraient requis. Mais je ne fais que traverser du sud au nord et mon vélo équipé de pneus de 50mm roule sans problème. La piste en soi n'a rien d'extraordinaire. Disons que ça fait du bien de ne pas entendre de moteur.

Je dois rapidement quitter la piste pour continuer mon chemin vers le nord. J'avais lu assez de récits pour ne pas être surpris par les côtes. Eh oui les côtes sont relativement courtes mais il y en a beaucoup. Heureusement, les distances aussi sont courtes et j'arrive à Cavendish en fin de journée. À Cavendish se trouve le "boardwalk", un trottoir de bois bordée de boutiques, restaurants, marché, buandrie et le plus important, de la crème glacée. L'endroit sent la trappe à touristes, comme la montrueuse réplique de navette spatiale quelques kilomètres auparavant. Un terrain de camping ridiculement dispendieux est tout juste derrière le fameux trottoir. On peut échapper le quétaine en prenant à gauche vers l'entrée du parc national de l'Île-du-Prince-Édouard. Un camping dans le parc est tout près et le prix est à peine moins ridicule. Bonne nouvelle, les cyclistes n'ont pas à payer les frais d'entrées au parc.

Piste cyclable de la confédération Vaches curieuse - île du Prince-Édouard Écureuil

Parc national de l'île-du-Prince-Édouard
Le parc consiste en une mince bande, parfois à peine plus large que la route. Les paysages sont superbes et la faune aviaire abonde. Le parc est scindé en deux par une baie. La partie est comporte plus de plages pour la farniente, une piste cyclable et deux campings. Malheureusement, pour joindre les deux sections, il faut enprunter la route 6, côteuse et achalandée. Si vous devez choisir entre les deux sections, je recommende la partie est.

Piste cyclable au parc de l'île du Prince-Édouard Marche sur la plage - île du Prince-Édouard Cormoran

Le retour vers Charlottetown est sans histoire. Encore des côtes mais peu de trafic. J'ai manqué la piste cyclable alors j'entre en ville par la route 2, une quasi-autoroute avec accotement large. Je roule jusqu'au centre-ville où je m'attendais à plus de buildings et/ou statues concernant la confédération. J'ai le temps de me rendre au traversier vers la Nouvelle-écosse alors je ne m'attarde pas trop. J'emprunte une route locale et la 1a à travers les champs de pomme de terre jusqu'à ce qu'elle rejoigne la trans-canadienne, où le trafic modéré dérange peu grâce au large accotement. Il n'y a pas de village sur cette route, seulement quelques maisons, boutiques, restaurants et petits marchés par-ci par-là, dont un marché judicieusement situé en haut d'une côte où l'on n'a pas eu de mal à me convaincre de dépenser 5$ pour un cornet de crème glacée.

Le traversier vers la Nouvelle-Écosse coûte 20$ et si vous êtes à court de bouffe et compter camper au parc provincial Caribou/Munroes Island (recommendé), je vous conseille de manger sur le bateau.

Ciel, mer at pommes de terre - île-du-Prince-Édouard

14 mai 2009

Encore de la musique

Notre petit disque de 6 pièces est enfin sorti. Vous pouvez l'entendre ici.
 

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